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vendredi 7 juin 2013

Pointe du Dard par le refuge de la Vanoise.

Des amis avaient réservé un gîte à Pralognan pour une semaine de ski de rando en étoile. Et avec le printemps calamiteux que l'on a eu, les prévisions météo n'étaient malheureusement pas des plus stables. C'est donc avec beaucoup d'hésitation que le réveil a eu lieu... Avec une petite bruine dès le parking sous les télésièges de Pralo, c'est en direction du refuge du col de la Vanoise puis de la pointe du Dard que nous sommes partis à 7. Une mer de nuage était donnée vers 2000 m. Malheureusement, il allait falloir pousser un peu plus pour percer la crasse et finalement profiter du soleil.


Vue panoramique de la pointe du Dard sur la Grande Casse et les massifs alentour.

Ça a légèrement poudré pendant la nuit... très légèrement.

Julie, Gaëlle et Tonio dans la brume.

La vue de la moraine en dessous du refuge et un halo laisse espérer la vue de la Grande Casse.

Les Gregs pendant la  délibération de scinder l'équipe en deux.
Et finalement, après seulement 150 m de D+, la Grande Casse apparaît dans toute sa splendeur.

Glacier de la Roche Ferran, à enrouler par la gauche pour rejoindre la pointe à droite du skieur.

Le Kairn de la Pointe du Dard (3204m)
L’entonnoir permettant de sortir du cirque du Dard.

Et la même brèche vue d'en bas.

L'itinéraire de descente dans le cirque du Dard. Plusieurs options sont possibles.
Et l'itinéraire de descente de la brèche jusque sur les pistes de ski.
Topo de montée:

Du parking Les Fontanettes à Pralognan, remontés par le GR 55 jusqu'au refuge du Col de la Vanoise puis rejoindre le Glacier de la Roche Ferran par l'itinéraire classique conduisant à la pointe de la Réchasse. Au point 3044, enrouler le glacier par l'est jusqu'au sommet de la pointe du Dard. 

Topo de descente: 

Du sommet, descendre au Col du Dard puis pleine ouest sur le glacier du Grand Marchet pour rejoindre sous les falaises le cirque du Dard. Plusieurs options sont alors possibles en fonction de votre niveau en descente pour rejoindre le bas du Cirque jusqu'à la brèche bien visible depuis le sommet. Une fois atteinte, descendre les névés sous les falaises mains droites. Selon la saison, une partie nécessite de déchaussé sur une trentaine de mètre en rive droite de la cascade (A). La fin de la descente s'effectue sans soucis d'itinéraire jusqu'aux pistes de ski.

Remarques nivo: (constatées le 11/05/2013)


Le Cirque est orienté Nord Ouest, et malgré le soleil haut en mai, la descente peut-être encore dure vers 12h sur le haut du cirque et complètement transformé en bas. Par temps très chaud ou tard dans la journée, éviter le cirque à cause des nombreuses coulées possibles.


dimanche 21 avril 2013

Gran Paradisio

Une quinzaine de jours plus tôt, mon frangin me proposait de partir faire le Grand Paradis avec lui. Mais la météo aidant une petite baisse de motivation, je ne m'étais pas joins au groupe. Après voir vu les photos, la frustration m'a gagnée. La semaine d'après , mon ami Lolo me demandait si j'avais une idée de sortie sur plusieurs jours en ski de rando sympa et pas trop dur. Je lui suggérais alors le Grand Paradis, en regardant à nouveau les belles images de Titou, mais il l'avait déjà fait. La semaine d'après, après défection d'une amie, Lolo me proposait de le rejoindre, pour une sortie entre mecs. Le temps s'annonçait splendide, la boucle était bouclée.


Nous voici partis le samedi matin 13 à 6h du matin de Grenoble, avec Gilles, Loul', Lolo et moi, direction St Gervais pour récupérer Tony, puis filer sur Pont, au fond de la vallée du Gran Paradisio, voisine du Val d'Aoste, en Italie. Les skis chaussés à 11h, direction le refuge Victor Emmanuel II. Arrivé vers 13h, on repart après un petit pique-nique pour quelques centaines de mètres de déniv' en plus sous le col entre la Tresenta et le Ciarforon. Le lendemain, alors que les plus de 60 personnes sont déjà à l'assaut du Grand Paradis, on se dirige vers son col pour une petite boucle dans les vallées du Piémont. Après une grosse sieste,  un bon repas au refuge et une nouvelle nuit, nous partons à notre tour pour le Gran Paradisio. La redescente se fait en direction du refuge Chabot, sous les séracs. La vue du refuge est nettement plus impressionnante, et la vision du chemin de montée nous fait prendre en pitié les futurs candidats, qui auront dès le départ une vue de ce qui les attend. Et il se trouve que j'en connais au moins trois. Par un hasard fou, je me retrouve au même refuge le même soir avec mes compères -M-, Bobo et Yannick, qui font un raid de 5 jours dans le coin. Nous, nous ferons le chemin qu'ils auront fait la veille, en montant sur le col du Grand Neiron et son bivouac pour le chemin du retour vers la vallée. Une superbe balade, avec une météo au top, et des compagnons de cordée supers.

Départ de Pont, avec la vallée du Grand Paradis, et la montée au refuge Victor Emmanuel II à gauche, au dessus des sapins.


Vue en dessous de la Tresenta vers le Mont Blanc.

La face sud du Grand Paradis.

Skis au garde-à-vous au refuge Victor Emmanuel II.


Col du Grand Paradis.

Vue du col du Grand Paradis, la vue n'est pas pire...  (cliquer sur l'image pour agrandir)
Balade au rythme des avalanches.
Première partie de remontée vers le col après une super descente.
Capanna Ivrea, coquet bivouac à 9 places, au milieu de nulle part. (Cliquez sur le pano pour agrandir)

Tony à son arrivée au Bivouac
Si si, on peut tenir à 9.
Longue remontée en plein cagnard vers le col du Grand Paradis.

Petit bout de rappel pour dire de ne pas avoir pris la corde et les baudards pour rien.
Séances étirements, séchage, bronzage et surtout sieste.
Et rien de tel qu'une petite bière pour accompagner la coinche.



L'esthétique silhouette du refuge VEII.
Et le même refuge au petit matin. (Cliquez sur le pano pour agrandir)
Le Refuge depuis la voie normale pour le Grand Paradis.
On troc les skis pour les crampons, la neige ayant été bien soufflée.
La madone du Grand Paradis et son cortège de pèlerins.
4 pelés et un tondu sous le Grand Paradis.

Alpes Suisses: Cervin, Mont Rose, etc...

Mont Viso en arrière plan à droite.

Refuge Chabot, Bobo, Yannick et -M- sur le départ.
Les nuages recouvrent les 4000 des alpes, mais le soleil n'est pas loin.

Rampe du Col Neiron...
...Son bivouac (4 ou 6 places),  et son arrête pour rejoindre la pente de neige à droite.
La dernière descente vers la vallée.

Le denier pique-nique, en attendant Loul', parti cherchez la voiture à Pont.


Jour 1: Pont (1960 m) - Refuge Victor Emmanuel II (2770 m) - Col sous la Tresenta (3350 m). 1400 m de D+

Depuis Pont, la montée est clairement indiquée. Après une courte partie dans les mélèzes, on passe un petit ressaut un peu plus raid ou l'utilisation des couteaux permet une progression plus sereine. La fin vers le refuge est évidente, en restant sur l'éperon.

Jour 2: Refuge Victor Emmanuel II (2770 m) - Col du Grand Paradis (3345 m) - Boucle par le Val del Gias della Losa - Bivouac de la cabane Ivrea (2270 m)- Col et refuge. 1600 m de D+

On monte directement au col du Grand Paradis plein Est par rapport au refuge. Les derniers mètres sous le col se font assez facilement à pieds en tirant le plus au nord possible. De l'autre côté, la vue est superbe avec tout le glacier à nos pieds, promesse d'une belle bavante lorsque l'on remontera au col sur celui-ci. La descente se fait en sud-est, par de belle pente en neige dure à légèrement transformée à 9h00 du matin. On remonte plein nord en direction de la cabane Ivrea. Elle offre l'unique abri ombragé à 12h pour le pique-nique. La remontée vers le col se fait par le glacier, de croupe en croupe, et assez éloigné des falaises pour éviter les nombreuses chutes d'avalanches. Le passage du col peut se faire cette fois légèrement plus au sud, avec un léger rappel dans un petit pierrier assez pentu avant une belle pente, puis les replats avant le refuge.


Jour 3: Refuge Victor Emmanuel II (2770 m) - Sommet du Grand Paradis (4061 m)- Refuge Chabod (2760 m). 1450 m de D+

La montée vers le sommet est une autoroute à 1 voie, bien tracée par les précédents. Certains passage mérite d'avoir les couteaux, et les 200 derniers mètres les crampons. Les plus aguerris pourront tenté de monter jusqu'à 50 m du sommet avec les skis. Il est conseillé de partir tôt (ou d'être rapide) pour éviter la cohue au sommet. La redescente sur le refuge chabot se fait entre les séracs et les crevasses, attention donc, restez vigilant. L'avantage de cette descente, c'est de conserver de nombreuse zone de poudreuse agréable à skier en face nord/nord-ouest.

Jour 4: Refuge Chabot (2760 m) - Col et Bivouac du Neiron (3400 m) - Vallée (1600 m). 750 m de D+

La montée au col est bien évidente, indiquée par l'intersection entre la grande ligne de falaise au nord du refuge et l'arête descendante du pic juste au dessus. Un petite corniche neigeuse (avec un bout de cable) mérite de mettre les crampons par neige dure. La redescente du col est atteinte après une petite course d'arête de 50 m, juste ce qu'il faut pour une petite ambiance aérienne. Une fois les premières belles pentes avalée, on redescend par le fond de vallon, en rive gauche. Cela implique de remonter vers une cabane au dessus d'une falaise longeant la rivière. Par forte chaleur, il est prudent de ne pas se laisser retenter par un repeautage pour une descente en poudre de plus. En dessous du hameau, priez pour que la neige porte. Ça vous évitera les pires 60 cm de neige de votre vie.


Encore un superbe coin à parcourir, entre sommets et vallons, avec en pointe de mire le Gran Paradisio. A refaire, avec une autre petite boucle comme les copains rencontrés au refuge Chabot. L'avantage de notre balade, c'est d'avoir évité les grands mouvement de foule, d'avoir pu descendre toujours dans des faces nord ou juste transformées, avec de bonne qualité de neige, et surtout d'éviter la vue de la montée sur le Grand Paradis du refuge Chabot , beaucoup plus décourageante, mais nettement plus belle avec la glace apparente. 


Crédits photos: Loul' et Tonio

dimanche 6 janvier 2013

Les couloirs de Cervière.

 
Fin 2011, après des traces d'anthologie dans les vallons de la Grave, rendez vous est pris de retourner skier du côté des Hautes-Alpes pour la fin 2012. C'est notre GO de charme et de choc Marie qui s'y recolle pour le plus grand plaisir de ses amis. Et cette fois, ce sera à côté du Monêtier-les-Bains. Avec du Bonheur dans le malheur ou l'inverse, ce sera une semaine de ski de rando sous un ciel bleu uni, à peine entrecoupé d'une petite dizaine de centimètres de neige pour le 1er Janvier et une session de hors piste à Puy-Saint-Vincent. Avec les dernières chutes de neige datant d'au moins une semaine, il a fallu les services d'un guide à la finesse légendaire pour trouver les terrains de jeux qui "iraient bien"...


C'est du côté de Cervière que toute la fine équipe jettera son dévolu et au gré des nounous, des motivations et de la fatigue que le groupe de rando évoluera... 
   
Jour 1 pas pire devant les crêtes des Granges. De gauche à droite: Le colonel, Laurence, Laurent, Chacha la prof de Chachacha, ferme et virile, Tonio, Seb le grand, Fredo et Pierrot.
Jour 2: Une équipe haute en couleurs, du tshirt vert aux peaux oranges ou l'inverse en passant par le bonnet rose et la casquette verte. Et on me dira qu'elle n'est pas belle ma casquette...
Du col de Chaude Maison près pour la descente: Marion, Laurent, Elise, Hélène, Tonio, Fredo, Seb et Pierrot.

Fredo et Tonio sous l'Arpelin avec le col perdu pour objectif.
L'équipe du jour avec Marion, Pierrot, Laurent, Hélène et Fredo devant le bois de la Ravée.

Pause tomme/saucisson/pain/thé devant le col de Chaude Maison.

Vue de la montée depuis le roc sous le pic Ouest de Côte-Belle et la descente en légère transfo de l'Arpelin.
Pierrot à l'assaut de la poudre dans la combe devant le pic de Rochebrune.

Trace de montée et descente sous le pic Ouest depuis les pentes nord de l'Arpelin.


Pub Colgate!

Un autre journée sur les pentes de l'Arpelin avec d'autres. Si Seb est allongé, c'est parce qu'il ne se sentait pas bien.

Descente pas du tout "loose" low tech avant de remonter sur les crêtes de la Lause.
Des crêtes de la Lause avant de basculer sur la face nord pour rejoindre le hameau de Terre Rouge.
Certains l'appellent "coulage de bielle", d'autre "pause photo".
Couloir d'avalanche descendant sur Terre Rouge et Pierrot qui serre les fesses pour que ça ne parte pas... 4 litres avec une olive.

 

Jour 1: Montée sous le petit Peygu, au point 2426 (700m D+): 

Du parking le Laus, on monte par la combe de Malazen, on rejoint la crête au sud avant de remonter la combe sous le petit Peygu par l'arête pour repérer les entrées de couloir. La gourmandise nous pousse à faire 300 m de plus  après avoir descendu une première fois un couloir en excellente condition dans la face nord.

Jour 2: Boucle par le col de Chaude Maison (2825m) et retour par le chemin des Fonds de Cervière (1100m D+):

Du parking, remonter les pistes de ski de fond jusqu'au bout de la piste dans le ravin des Oules puis prendre le chemin dans les bois ou la combe clairsemée jusqu'au col de Chaude Maison. La redescente se fait prudemment en direction du point 2676 puis par le verrou raide en direction du lac de l'Etoile. On rejoint par la combe, puis le pont et la piste, le hameau le Bourget. Une petite remontée sur les pentes sud au dessus du hameau permet de faire du rab et d'éviter le plat et la remontée avant de basculer sur Cervière. 

Jour 3: On remet ça avec Lolo, Lili, Marion et Elise dans les couloirs sous le petit Peygu. 

Jour 4: Sortie Hors piste dans la combe de Narreyroux à partir des pistes de Puy-Saint-Vincent.

Jour 5: l'Arpelin (2604m) par le refuge Napoleon et le col Perdu (860m D+): 

Du parking de Laus, on monte par la route en direction du col d'Izoard en coupant les épingles au maximum. Au refuge Napoléon, se diriger vers le col Perdu par le fond de vallon puis 3 croupes successives. On rejoint ensuite le sommet de l'Arpelin par la crête. Après une première redescente sous le col Perdu, on rejoint le bas de la banane qui mène sous le pic Ouest de Côte Belle.
Après avoir un peu lutté sous les rochers au point 2615, on bascule de l'autre côté dans une autre combe un peu chargée. On rejoint le bois des Oules. Pour les plus motivés, on rajoute 250m de D+ de montée dans un couloir pour rejoindre le point 2391 sous l'Arpelin pour redescendre un autre couloir. On rejoint le parking par les pistes de skis de fond.

Jour 6: On change d'équipe pour plus de finesse et on écume les derniers couloirs de l'Arpelin encore vierge avec tout la vigueur possible... Parfois jusqu'à épuisement...

Jour 7: Boucle des Crête de la Lause par la combe de Malezen et le hameau de Terre Rouge (1000m D+)

Pour les derniers survivants, on part sous les encouragements de Nico, le local de l'étape pour une dernière virée. On remonte la combe de Malezen à mach 12 en enrhumant 5 promeneurs(voir jour 1 et 3), puis on bascule sur la face ouest pour rejoindre le Bosquet. On remonte sur la crête de la Lause puis on bascule sur la face nord pour rejoindre la combe de Comaire que l'on traverse vers 2200m. On suit ensuite la face ouest à niveau pour rejoindre la combe au dessus de Terre Rouge. Attention aux barres rocheuses et aux risques de coulées de neige.

Recommandations pour les prochaines sorties:
-Ne pas oubliez ses cales de montée en twelve (cf photo ci dessous);
-Ne pas croire les brothers quand ils veulent y aller molo;
-Si Chacha met le zouk dans la poudreuse, rester ferme et viril et lui imposer des skis d'approches.
-Toujours avoir une bonne Goretex, même par beau temps, car la bave de cous les crapauds qui nous entourent pourraient nous atteindre...

Spéciale dédicace pour ma prof de danse.
Voilà une bonne petite semaine de ski dans des paysages magnifiques, avec de bonnes descentes, les copains, les jeux, le jour de l'an, de la bière, du fromage et plein de bon petit plats le soir au coin du feu... Que demander de plus après 2013, l'année de la Neize? On remet ça en 2014? 

Crédits photos: Hélène,Tutur et Tonio